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Dossier du mois

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Quand le responsable de nos malheurs se glorifiait, le 18 mars 1962 « d’une solution de bon sens poursuivie sans relâche » ceux qui ont démonté le mécanisme d’une telle imposture avaient le devoir et le droit de lui demander de se taire. Ils ne l’ont pas fait.

Peut-on écouter sans colère ce passage de son discours « Qui sait même si la lutte qui se termine et le sacrifice des morts n’auront pas, en définitive, aidé les deux peuples à mieux comprendre qu’ils sont faits pour marcher fraternellement ensemble sur la route de la civilisation. » ?

Etait-ce de l’inconscience ou quoi ? C’est le 15 mai 1958 que les deux peuples fraternisaient ; De Gaulle a pu les voir à Alger, à Oran, à Mostaganem. C’est lui, et lui seul, qui, par dégradations successives, s’entourant de tout ce que la France pouvait compter de plus douteux, les a poussées l’un contre l’autre. Qui se souvient de son voyage de décembre 1960 où, pour la première fois, des drapeaux fellaghas, fabriqués et payés par des Français, furent déployés dans les rues ?

Si, en 1958, la France était encore en plein désordre parlementaire, elle n’était pas profondément désunie. Elle reprenait espoir ; elle avait une Armée unie et fière ; il n’y avait pas de haine entre les citoyens ; les prisons ne regorgeaient pas d’honnêtes gens ; le plastic ne sautait pas ; le sang ne coulait pas.

Il n’y avait pas de barbouzes et pas d’O.A.S. Il n’y avait pas de militaires qui tiraient sur des civils, de militaires et de civils qui s’entretuaient.

Hormis les rebelles fellaghas armés par le Maroc et la Tunisie, les musulmans étaient fiers d’être français et aspiraient à le devenir davantage.

Au soir de l’ignominie d’Evian, Ben Khedda savait si bien que la désunion entre les Français était l’instrument indispensable à l’élaboration de son Algérie factice, qu’il lança, de Tunis, un appel à la guerre civile chez nous ! Il le fit en des termes impératifs qui ont le mérite de la netteté : « Jusqu’à ce jour, les autorités françaises ont, plus ou moins, été complices de l’O.A.S. Cette complicité doit prendre fin. »

Comme obéissant à ce diktat, le général Ailleret diffusa le lendemain, à Alger, un ordre du jour à l’Armée précisant que (je cite) « son rôle n’est pas terminé et elle doit contribuer à empêcher que le désordre l’emporte quels que soient ceux qui tenteraient de le déchaîner à nouveau. »

Le même jour, Ben Bella – dont la capture avait été saluée en 1956 comme une victoire – fut libéré du château d’Aulnoy et Abderrahmane Farés quitta Fresnes pour présider l’Exécutif provisoire.

En Algérie, un silence lourd d’inquiétude, de colère et de désespoir succéda à l’annonce du cessez-le-feu. Imaginez un homme que ses frères jettent à la rue. Demain, il songera peut-être, dans un mouvement de révolte, à faire sauter ou à brûler sa maison. Pour le moment, il regarde, hébété, autour de lui et n’ose croire à son malheur.

A l’Assemblée Nationale, une poignée de Députés courageux fut seule à protester. Pascal Arrighi s’écria : « Pour en arriver là, était-il besoin de tant de sang et de larmes ? » Jean Fraissinet évoqua « l’inventaire des décombres accumulés en trois ans et demi » Trémolet de Villers annonca que « un jour, peut-être proche, il faudra rendre des comptes » et d’autres protestations fusèrent. Et bien, je pense que ce jour est proche, s’il n’est pas déjà venu !

Le compte-rendu de ces débats fut censuré en Algérie où la persécution du silence s’ajouta au calvaire des Français d’Algérie. Alors la colère éclata. Les attentats, les représailles, les vexations, les emprisonnements se succédèrent à un rythme que l’Algérie n’avait jamais connu. Le moindre incident pouvant engendrer un massacre.

Le vendredi 23 mars, un commando O.A.S. voulut désarmer un camion militaire. Un soldat musulman saisit son fusil mitrailleur et tira. Le commando riposta…Les armes crépitèrent, cinq hommes et un lieutenant furent tués.

Une atroce répression s’ensuivit, contre la population civile de Bab el Oued : 15.000 hommes participèrent au bouclage et aux perquisitions. Ce qu’on est convenu d’appeler « les forces de l’ordre » investirent pendant trois jours le quartier européen. Ne pouvant mettre la main sur les commandos O.A.S., les gendarmes opérèrent comme la Gestapo sous l’occupation. Ils saccagèrent tout et n’hésitèrent pas à tirer sur les habitants.

Voici le texte de la protestation officielle des plus hautes personnalités d’Alger, publié dans le journal « Le Monde » du 27 mars 1962 : « Le quartier a été attaqué par des avions en piqué, des artères ont été mitraillées, des appartements dévastés par des grenades et des armes lourdes. Les forces de l’ordre, depuis trois jours, poursuivent une œuvre, non de sécurité, mais d’aveugle répression. Elles se livrent à des représailles intolérables, atteignant, non des individus responsables, mais des enfants, des femmes, des vieillards, des malades qui, isolés par le blocus, sont privés de lait, de nourriture, de soins, de médicaments. Des victimes ne peuvent être inhumées ! Les personnalités soussignées dénoncent ces horreurs et en appellent à la conscience de tous les hommes dignes de ce nom pour qu’elles cessent immédiatement afin de ne pas atteindre demain celles de Varsovie et de Budapest. »

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