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C’est ce que soutient le fils du général devant la Cour de Cassation

 

  

  Nos lecteurs savent que l’amiral De Gaulle a formé un pourvoi contre
l’arrêt de la Cour d’Appel de Montpellier qui l’a  condamné pour diffamation
 à l’égard des Harkis le 23 mars 2006.
 
 
      Nous attendions avec une certaine impatience – et curiosité juridique – le dépôt par son avocat d’un mémoire dit ampliatif censé développer l’argumentaire de Philippe De Gaulle d’où il résulterait que c’est à tort qu’il a été condamné. C’est fait. 
   

       

Philippe De Gaulle
 

        Nous l’avons sous les yeux ;

     Bien entendu nous déposerons, au nom de nos frères Harkis, le mémoire en réplique qui s’impose, au plan technique juridique,par le biais de notre avocat à la Cour de Cassation, mais, d’ores et déjà, je voudrais aux noms de veritas et de moi-même vous faire part de notre indignation devant les moyens développés par l’amiral devant la Cour Suprême, et qui va bien au-delà  de ce qui a été plaidé au strict débat judiciaire.
 
   
 
 

       Tout d’abord, c’est la Constitution de 1958 (pas moins !) qui a été violée par les juges de Montpellier car, selon l’amiral l’accord de cessez-le-feu signé le 19 mars 1962 entre le Gouvernement français et le FLN s’impose aux juges en application de  l’article 55 de la Constitution (qui vise les traités internationaux) et, comme il a été mis fin aux opérations militaires et à la lutte armée sur l’ensemble du territoire le 19 mars 1962 « les membres des milices supplétives étaient démobilisés » (sic), et, dès lors,   l’imputation faite à des Harkis, à la supposer diffamatoire, ce qu’elle n’est pas, d’avoir rejoint l’armée algérienne ne pouvait les   atteindre en qualité d’agents de l’Autorité publique. »

  

 
 

       En d’autres termes, ayant été renvoyés dans leurs chers foyers, ce dont ils ont manifestement profité pour rallier l’ALN, les Harkis ont cessé d’exister par le fait même, et que, de simples civils qu’ils sont redevenus, ils n’ont plus qu’un seul droit :

  "Se taire et mourir !"
 
Harkis exterminés par le FLN
 
   Quant aux survivants « la loi sur la presse ne pouvant être appliquée aux Harkis, compte tenu des accords d’Evian » (traduction :Ils perdent,  même civils, le droit de recourir aux lois civiles réservées seulement aux Français que les Harkis ne sont pas !)« C’est seulement depuis  la loi du 23 février 2005 que, pour l’avenir, un délit d’injure ou de diffamation spécifique a été créé » (traduction : la loi française, magnanime, a enfin permis aux Harkis de déposer plainte, ce qui, pour la diffamation , n’était permis, jusque là, que pour les vrais Français).
 
      On sait, grâce au livre de Peyrefitte que, pour un De Gaulle « les Arabes et les Français, c’est comme l’huile et le vinaigre, si on les mélange, ils se séparent à nouveau ». (C’est donc une race inassimilable). « Et puis, vous les voyez avec leurs turbans et leurs djellabas… Des Français ça ?)  (Alain Peyrefitte « C’était De Gaulle » o.c.). Mais de là à plaider, aujourd’hui, près de 45 ans après leur lâche abandon, que le seul droit qu’on leur octroie c’est de se taire car ils n’ont pas qualité pour agir en Justice, c’est une « cerise amère » sur le gâteau, au demeurant empoisonné, que le dernier descendant de Charles De Gaulle rajoute aux malheurs des Harkis !
 
 
      Circulez… y a rien à voir ! Et puis, qui sont ces plaignants d’après Philippe De Gaulle ? Des obscurs et des sans grade ?
 
       Certes, mais surtout, dit avec mépris : « trois personnes isolées, n’ayant aucune qualité pour défendre l’intérêt des Harkis ».
 
         Et pas davantage leur intérêt propre, personnel, puisqu’ils ne sont pas nommés et qu’ils n’appartiennent pas  à une collectivité ciblée   qui n’existe pas, ou plus, depuis la glorieuse signature d’Evian qui en a fait, définitivement, des exclus de l’Histoire de France !
 
 
       Et puis, de quoi se plaindraient-ils, ces esseulés bien en vie et bien à l’abri en France, si grande, si belle, si généreuse avec eux ? Le plus cynique, l’amiral De Gaulle le garde pour la fin : « L’imputation faite à des militaires indigènes d’A.F.N. ayant servi dans une milice supplétive (Appréciez la grâce du mot : milice) aux côtés des Français (ce qui implique, par insinuation  discriminatoire que les Harkis ne le sont pas) d’être victimes de règlements de comptes  de la part de leurs compatriotes (les Harkis n’ont donc jamais été français ?) postérieurement aux accords d’Evian, et à leur ralliement à l’armée algérienne, ne porte pas, par elle-même, atteinte à leur honneur et à leur considération ».
 
 
Voici comment ont été gratifiés par le FLN,ceux qui aimaient et ont servie la France
 

     Je pense être le porte-parole de tous, Harkis et Pieds Noirs, en disant à l’amiral De Gaulle ce que m’inspire sa réflexion qui se veut un argument juridique :

Amiral De Gaulle, vous nous donnez envie de vomir !
 
    
 

 


"France,levez-vous répondez..." de Jean Paul Gavino

www.jeanpaulgavino.com