GUEST FORUM SONDAGE

ACCUEIL
CONTACT
NEWS
GALERIE PHOTOS
 
 
 
FORMULAIRE
admin



 

... /...
 
Dans vos vœux aux anciens combattants, et nous en sommes, Monsieur Sarkozy, vous nous appelez à commémorer en juin prochain l’anniversaire de l’appel du 18 juin, cet appel qui fut, somme toute, le premier acte de la guerre radiophonique de votre cher général-micro !

 

De la Tunisie à la Sardaigne, puis de l’Italie au Débarquement en Provence, jusqu’à la remontée du Rhône pour atteindre le Rhin, puis, enfin, entrer en Allemagne et vaincre définitivement l’ennemi, notre guerre à nous en fut toute autre, et ce fut celle d’une grande partie de cette fameuse « armée d’Afrique » à laquelle, aujourd’hui, il n’est plus de bon ton de faire allusion, sorte de passé sans importance…
 

Il fut pourtant lourd, ce passé, de combats difficiles et de rudes épreuves humaines… Laisser bien des nôtres, morts ou agonisants, aux mains des ambulanciers ne ressemblait en rien à cette pantomime de guerre radiophonique à mille lieux des opérations !

 

Oui, la nôtre a duré presque quatre ans et ce fut une dure et vraie guerre… Notre Président de la République devrait rappeler aux professeurs d’Histoire exactement ce qu’elle fut afin que la jeunesse de notre pays n’en connaisse pas seulement le jeune Guy Môquet, non pas résistant, mais simple distributeur de tracts du parti communiste, malheureusement fusillé, mais comme tel !

 

Et pour que justice soit, enfin, un peu rendue à l’Histoire authentique, qu’il nous soit permis d’évoquer ici – Oh brièvement – une petite partie de « la vie guerrière » de ce Monsieur De Gaulle, après tout bien mal connue de nos concitoyens car, comme l’écrivait fort justement l’historien Dominique Venner dans son essai sur le personnage paru en 2004 : « S’il y a peu de personnages contemporains sur qui l’on ait autant écrit, il y en a peu à l’égard de qui l’on ait autant pratiqué la dissimulation ou l’omission ».

 

De Gaulle a pris part à la Grande Guerre (1914/1918) et c’est le 1er mars 1916, qu’avec son grade de capitaine, il est nommé à la relève du capitaine Destouches à la 10ème compagnie du 110ème régiment d’Infanterie en ligne devant Douaumont.

 

C’est un secteur ardemment pilonné par l’ennemi… « Nous avons perdu un millier d’hommes en une semaine » lui signala Destouches, s’étonnant d’être relevé par un officier semblant sortir d’une prise d’armes, vêtu de neuf et badine à la main !

 

De Gaulle a-t-il compris, dès la reprise du pilonnage de sa compagnie, que son « destin » était ailleurs que dans cette tranchée dévastée ? A quelques heures de là, en ce 2 mars 1916, il ordonna que fût hissée, au bout d’un fusil, une serviette blanche pour signaler la reddition de la 10ème compagnie aux ordres du capitaine De Gaulle !

 

Il se rendra au lieutenant Albrecht du 10ème régiment de la Reichswehr, lui remettant son ceinturon et son arme, indemne de toute blessure, contrairement à ce qui sera dit, et même imprimé, par la suite.

 

C’est parce que, à quelques heures de là, le Colonel Boudhors a rendu compte au Général Pétain que le nouveau capitaine de la 10ème compagnie et tous ses hommes avaient certainement été tués et enfouis sous le pilonnage que Pétain avait aussitôt attribué au capitaine De Gaulle la légion d’honneur et une citation toujours curieuse : « Tombé dans la mêlée après un furieux corps-à-corps ».

 

On voudrait grandir la légende qu’on ne trouverait pas mieux… sauf que passer 24 heures à Douaumont et se rendre aux Allemands pour finir la guerre en prisonnier ne manque pas de  surprendre!

 

Alors, nous suggérons à Monsieur le Président de la République, s’il ne l’a déjà fait, de se rendre à l’ossuaire de Douaumont avant de rédiger ce qui sera son brillant discours en l’honneur du 18 juin prochain !

 

Qu’il aille d’abord se recueillir, comme nous l’avons fait, sur ces milliers de dépouilles anonymes, et, parmi elles, nombre des nôtres, de ces « nègres » comme Charles De Gaulle désignait si volontiers les Français d’Algérie dit Pieds Noirs, lesquels, eux aussi, ont fait cette autre guerre et laissé là-bas, si loin de leur petite patrie, tant et tant des leurs qui sont morts parce que, comme l’écrivait Péguy « Ils s’étaient bien battus » sans que jamais ne leur vienne à l’idée d’agiter le drapeau blanc !

 

C’est pourquoi, aujourd’hui, quelle que soit la leçon que l’on tirera des événements d’une vie, gardons-nous de faire un mythe là où, finalement, il n’y a qu’un homme, avec ses peurs et ses hardiesses, son courage et sa lâcheté, son orgueil et sa bassesse, avec aucune raison de faire de cet homme un être extraordinaire.

 

Demandons nous plutôt pourquoi, en ce XXIème siècle, nos dirigeants persistent dans le mensonge et la dissimulation des événements réels, alors que notre jeunesse la plus studieuse a tant besoin d’être éclairée sur l’Histoire récente d’une France en perte d’identité, plutôt que sur la fausse légende d’un mythe dont notre société a l’urgent besoin de se défaire pour éclairer sainement un passé aux ombres toujours redoutables.

 

        
                                          
                                                          
                                                               
... /...
 POUR LIRE ENTIEREMENT CE TEXTE, ADHEREZ AU COMITE VERITAS
VOUS RECEVREZ CHAQUE MOIS CETTE PARUTION EXCEPTIONNELLE
COTISATION  ANNUELLE 38€