La Lettre de VERITAS N° 189 - Extrait de la Page 08 et 09

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Pour attaquer le concept de nation en visant particulièrement – et sournoisement – le patriotisme français, les gouvernants aveugles et les postulants à leur remplacement, font mine de se replacer dans une perspective historique. On nous explique, avec commisération, qu’il y a eu une époque où les habitants de notre hexagone se pensaient Armagnacs ou Bourguignons et les plus bornés de cette époque croyaient qu’on ne pourrait jamais être autre chose qu’Armagnacs ou Bourguignons. Ils n’imaginaient pas que quelques siècles plus tard leurs descendants seraient Français !

Les plus bornés de ces Français modernes s’imaginaient alors que ce stade représentait le nec plus ultra définitivement indépassable. On nous a expliqué ensuite que le statut actuel de Français ou d’Allemand étaient aussi archaïque l’un que l’autre et que nous étions tous des Européens… Sachons vivre avec notre temps !

Comme tous les raisonnements pervers, cette perspective évolutive contient un mélange intime de vérités et d’inexactitudes graves. La vérité porte sur l’enracinement profond des Armagnacs, des Bourguignons, comme d’ailleurs des Bretons, des Savoyards, des Alsaciens et de tant d’autres, à leurs régions.

Ces hommes ont vécu, dans leurs provinces, au sein d’un tissu social solide où la famille, la paroisse, la commune, constituaient toute une hiérarchie emboîtée qui fournissait un cadre de vie stable et plus ou moins prospère. Il est vrai, également, qu’au fur et à mesure que la monarchie agrandissait et consolidait son territoire, elle affermissait son pouvoir et développait un véritable tissu national… C’est probablement à ce moment-là que le statut français a pu l’emporter sur la qualité provinciale sans entraîner de catastrophes.

Mais si ce glissement capital a été possible, c’est grâce à la foi chrétienne omniprésente et omnipuissante dans tout notre pays comme dans le reste de l’Europe, d’ailleurs. Nos délateurs objecteront que la foi chrétienne s’adresse au spirituel, et non au temporel. Cela n’est que partiellement vrai. La formule clé du christianisme est bien : «  Que votre volonté soit faite ! ». Bien au-delà de la soumission à la seule volonté divine, cette formule engendre un état d’esprit éminemment favorable au respect de tous les niveaux de structures sociales.

Il a redu tolérable, pendant deux mille ans, l’impossibilité du divorce, de l’avortement, comme il a rendu possible le sacrifice suprême pour son Seigneur, pour sa région, pour sa province, et pour LA France ! En Europe, la formation des nations-états a coïncidé avec l’épanouissement de cette période de soumission.

Et cette soumission a rendu possible tous les sacrifices : les sacrifices suprêmes que pouvait demander la guerre – comme autrefois les croisades – mais aussi les sacrifices journaliers, plus menus mais indispensables à la survie des structures sociales, de la famille à la Nation ! La France a donc été pendant plusieurs siècles non seulement un pays où il faisait bon vivre, non seulement une entité culturelle où une infinité de richesses réunissait les hommes qui en partageaient le patrimoine. Le sacré s’est, indissociablement, associé à l’amour. Et, paradoxalement, quand les hommes partaient aux frontières, sous la Convention, au cri : « La Patrie est en danger ! », ce sont des résidus de ce sacré dont profitait la jeune République Française qui détestait le Sacré !

Mais tout a évolué ! Le culte de l’homme s’est substitué au culte de Dieu, même dans la bouche du successeur de Saint Pierre. L’état d’esprit de soumission et de sacrifice a, progressivement, puis totalement, cédé la place a l’état d’esprit individualiste, libertaire, puis fondamentalement matérialiste !

Dans ce contexte spirituel caractérisé par l’absence de toute spiritualité, il n’est plus possible d’agréger nos vieilles nations dans une entité plus vaste et plus forte ! Cela n’est plus possible parce que cette entité, l’Europe, ne possède plus les vertus indispensables à toute structure sociale ! Dans les mentalités qui règnent, actuellement, cette utopie ne peut être que l’Europe des marchands, l’Europe de la bureaucratie, l’Europe des systèmes fermés et protégés, l’Europe des individus, l’Europe des jouisseurs !

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