La lettre de Veritas N°194 - Extrait de la page 2 et 3

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Nous arrivons au dernier numéro de l’année, et je vous avouerai qu’une certaine lassitude m’envahit quant à la lutte qu’ont courageusement menée les hommes illustres qui l’ont lancée… Pourtant marcher sur leurs traces, mettre mes pas dans les leurs, c’était un honneur sans prix auquel j’attachais une importance primordiale…

J’ajouterai même que, par moment, j’ai été frôlé par cette délicieuse brise qu’ils appelaient autrefois le vent de la fraternité. Effleuré légèrement car ce courant, dû à une certaine émotion en évoquant de vieux amis, est vite retombé, laissant la place aux ambitions cachées ou dévoilées, au désir de s’afficher parmi les premiers, à la compromission désolante, à l’avidité gloutonne de certains des vôtres.

Mais le fait que j’aie senti passer, aussi brièvement que ce soit, le temps d’une poignée de main ou d’une accolade, ce souffle fugace, ce fragile débris de l’amitié entre les hommes, me laisse augurer que tout n’est pas définitivement compromis et dilapidé et qu’un jour, peut-être, ceux qui sont censés être les porteurs de l’espoir de la communauté des Français d’Algérie seront capables de démonter les rouages du gâchis actuel et de revenir, non pas à une apparence factice d’unité, mais à une véritable union, celle que, jusqu’à sa mort, a souhaité le Général Jouhaud !

J’ai assisté, avec émotion, souvent, avec agacement parfois, et avec colère, de temps à autre, à de nombreuses manifestations, dans de nombreux colloques. J’évoquerai, aujourd’hui, le travail des historiens. Les calculs sordides, stériles, impossibles à faire, malgré toutes les bonnes volontés, les hypothèses de travail, et tous les déplacements des dits détenteurs de la vérité, sur le nombre exact de disparus, d’enlevés, de massacrés ou de réduits en esclavage, , malgré tous leurs efforts stériles, n’apportent rien, ne prouvent rien.

Nul, après le 19 mars, n’a pu pénétrer entièrement la nébuleuse algérienne. Donc, malgré la présence de notre Vice-présidente et amie, Geneviève de Ternant, malgré l’importance de la tâche accomplie, dans l’abnégation la plus totale, par cette dernière, à la recherche d’une «véracité émotionnelle » qui nous touche et que nous partageons, rien de concret n’a pu être établi.

Mais l’analyse de ces événements tragiques faite par certains historiens, que je ne nommerai pas parce que je m ‘élève ici, non contre les hommes, mais contre les idées, surtout les idées fausses et préconçues et les mensonges que les uns rajoutent pour nuire aux autres, est bien éloignée de la réalité de votre drame et je suis persuadé que tous nos adhérent partageront la contestation que j’élève ici, en fils d’un ardent et vrai partisan de l’Algérie française fier de l’engagement de mon père pour la défense de cette terre tant aimée.

Formé aux engrenages du mécanisme de l’un des maux les plus déplorables de notre temps, le politiquement correct, combien d’historiens ont dérivé sur l’O.A.S., mouvement de résistance encore honni par les macronistes en place, en collant à cette révolte une étiquette soigneusement choisie en deux mots forgés par la haine : terroriste et fasciste.

Il est indispensable de faire une mise au point parce que la presse s’est emparée, non seulement des qualificatifs employés, mais aussi de l’argumentation pernicieuse tendant à prouver que les milliers de crimes perpétrés après le 19 mars, ne pouvaient relever que d’une « riposte » aux actions terroristes de l’O.A.S. !

Cette schématisation haineuse, mais bien pratique, engendre un véritable crime contre l’humanisme et contre l’intelligence car tous les profanes peuvent, de bonne foi, l’avaliser !  Ainsi, vos descendants pourraient tous être  considérés comme des criminels, les victimes et leurs enfants devenant bourreaux devant de prétendus justiciers dressés face à leur crime commun !

Malgré cela, il m’est impossible de ne pas m’élever contre le raisonnement des analystes actuels. L’O.A.S. n’a jamais été le mouvement terroriste de quelques fascistes. C’était l’expression, armée, il est vrai, de tout un peuple trahi et acculé au désespoir. On peut toujours en fustiger les excès, mais quel historien intègre pourrait affirmer que l’opposition des Français d’Algérie disposait d’autres moyens d’expression ? On nous a beaucoup entretenus des crimes de l’O.A.S. Mais qui s’est donné la peine d’étudier ceux qu’elle a empêchés ?

La politique de la terre brûlée dont on accuse l’O.A.S.rejoint celle du sabordage. Elle est toujours l’expression du désespoir et désespérée, telle était bien la situation des Français d’Algérie ! .../...


 

JM AVELIN

 

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