La lettre de Véritas N° 194 - Extrait de la page 18 et 19

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A l’occasion de l’anniversaire de la mort de Charles De Gaulle survenue le 9 novembre 1970, il est bon de jeter un regard en arrière et d’analyser brièvement les mobiles d’action et les méthodes par lesquels « l’homme du 18 juin » accéda au rang de héros national pour les uns, et d’imposteur exécrable pour nous !!!

C’est justement sur cette date mythique du 18 juin 1940, légende fondée après coup, que s’est bâtie l’idolâtrie gaulliste. Tout commence par ce qui deviendra un rituel du mensonge : De Gaulle proclame que l’Armistice est une capitulation. Confusion des termes d’autant plus perverse que justement c’est la capitulation que souhaitaient voir intervenir le Chef de Gouvernement Paul Reynaud et son adjoint Charles De Gaulle, poussant le Généralissime Maxime Weygand à la signer, ce que ce dernier refusa catégoriquement.

Il existe une différence fondamentale entre ces deux actes. L’armistice est un acte politique. Il n’est pas sans condition. Le Chef de la Délégation d’Armistice,  envoyé auprès des Allemands, le Général Huntziger, reçut pour mission de refuser de signer si l’ennemi exigeait la livraison de la Flotte de guerre et d’une portion quelconque des territoires d’Outre Mer. Cette condition sera observée par les Allemands jusqu’en novembre 1942, date de la rupture de cet armistice.

En outre, l’Armistice aura permis à l’Administration française de continuer à gérer le pays, laissant subsister une monnaie nationale avec un minimum d’indépendance économique, ainsi qu’une armée de 100.000 hommes en zone libre et de 120.000 hommes dans les territoires d’Outre Mer. Jusqu’à l’automne 1942, le libre accès à la Méditerranée permit d’assurer un minimum d’échanges économiques avec l’Afrique du Nord et l’étranger.

Enfin, les conditions d’armistice ont pu être discutées ultérieurement par une commission permanente siégeant à Visbaden et dirigée par le Général Doyen (futur grand Résistant). Ce dernier réussit à obtenir le retour de presque 400.000 prisonniers dont beaucoup d’agriculteurs, ainsi qu’une diminution des frais d’occupation.

Une vraie capitulation aurait été sans condition, avec une occupation immédiate et totale de tout le territoire, un million de prisonniers de plus (la quasi-totalité du reste de l’Armée), la livraison exigée de l’Aviation, et surtout de la Marine, encore à l’attache dans les ports français. Le départ du Gouvernement français aurait entraîné probablement l’administration directe par un Gauleiter (comme en Pologne, en Yougoslavie, en Grèce, pays occupés dont les gouvernements étaient partis à l’étranger).

Nous aurions eu un mark d’occupation, une quasi disparition de toutes les structures de l’Administration nationale, des risques de razzias massives sur les produits alimentaires par la soldatesque en l’absence de toute représentation gouvernementale du pays occupé.

Enfin, on n’aurait pu compter sur aucune libération de prisonniers, privant le pays de l’essentiel de sa population active, surtout dans l’agriculture qui aurait souffert d’une grave crise de main d’œuvre entraînant la chute de la production, et cela pendant près de cinq ans.

Certes, la France occupée a connu des restrictions alimentaires parfois très dures, mais il lui fut épargné les terribles famines que connurent la Grèce et certains pays de l’Europe centrale, famines qui firent des centaines de milliers de victimes.

Le plaidoyer de Maître Isorni au procès de Pétain reposa sur la thèse simple et incontournable : l’armistice de juin 1940 a évité à la France de subir le sort de la Pologne. Pour cette dernière, le bilan humain de la guerre s’inscrit au chiffre de six millions de morts pour une population de trente millions d’habitants ! . Le bilan pour la France est d’environ 700.000 morts pour une population de 40 millions d’habitants en 1939.

Le Général Weygand a résumé la réalité de cette situation historique : « L’Armistice a sauvé des libertés, des territoires, des vies humaines. Il a été aussi avantageux pour la France que pour ses alliés. Ceux qui l’ont demandé, l’ont espéré ainsi… alors que la capitulation eut été une catastrophe nationale. ». 

Mais, s’il était démontré que l’Armistice de juin 1940 apparaissait, tant soit peu, justifié, la légitimité historique de « l’homme du destin » aurait pu en être ternie, car celle-ci repose sur l’accusation de trahison qu’il porte contre le gouvernement qui l’a signé.

Alors De Gaulle va mentir, mentir encore, et encore… Le 26 juin  1940, au micro de Londres, il attaque directement : « Cet armistice est déshonorant… Notre flotte, notre aviation, nos chars, nos armes, sont livrés intacts pour que l’adversaire puisse s’en servir contre nos propres alliés… ». Et l’historien Dominique Venner, qui nous rappelle que rien de cela n’est vrai, qu’aucun matériel ne fut livré, ajoute : « D’emblée, De Gaulle vise à la tête. De la défaite, il ne parle pas. A croire qu’elle n’a pas eu lieu et que l’Armistice a été décidé par pure trahison » (Dominique Venner « De Gaulle »

                            Anne Cazal

 

 

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