La lettre de Véritas N° 190 - Extrait des pages 18/19

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Le Général Paul, Louis, Philippe CARAVEO est décédé en mai 2007. Nous, équipe de VERITAS, recommandons son âme à Dieu car il fut un de ceux qui ont dit non au crime d’Etat du 26 mars 1962, et il a essayé, de toutes ses forces, de faire échec au complot ourdi par les « habiles » du Pouvoir, responsables du massacre de tant de nos compatriotes.

Le crime contre l’Humanité perpétré le 26 mars 1962, odieux, s’il en fut, obsède encore tous nos compatriotes en raison de l’habile camouflage que les Autorités de l’époque ont jeté sur lui, camouflage qui perdure encore puisque, après avoir très opportunément fait saisir, dès sa parution le premier « Livre Blanc » sur cette tragédie, lequel apportait, à ce sujet, plus de 200 témoignages pris sur le vif, on a fait disparaître les archives sur ce drame, car il est tellement honteux pour la France que celle-ci ne peut pas avouer avoir entériné un aussi abject mensonge pour couvrir, non pas une fusillade, mais un assassinat collectif et remarquablement organisé. S’il vous en fallait une preuve de plus, Messieurs Dames, voici l’aventure subie par le Colonel Paul CARAVEO :

Cet officier loyaliste, né le 19 octobre 1911et membre de la promotion Saint Cyr 1930 (Armée blindée et Cavalerie) officier de la Légion d’Honneur en 1957, est porté en 1958 au commandement du Centre d’Instruction des Divisions Blindées à Trèves (F.F.A.).

En mars 1962, nous le retrouvons, en Algérie, comme adjoint au général commandant le secteur d’Orléanville. C’est là que le touche un ordre urgent d’avoir à se présenter à l’état-major supérieur à Alger, pour couvrir l’absence d’un colonel responsable de secteur, curieusement envoyé en permission le 20 mars 1962, alors que la ville d’Alger était en effervescence, et que cette situation, fort dangereuse, dans le moment, exigeait de tous les officiers supérieurs un état d’alerte permanent.

Accueilli à l’état-major général, le Colonel Caravéo est immédiatement saisi du maintien de l’ordre dans la capitale algéroise. Il examine le dossier en bon technicien et s’aperçoit, entre autres, que le service d’ordre devra être assuré, dans les jours suivants, par des tirailleurs algériens du 4ème R.T. amenés tout exprès de Berrouaghia à la suite d’un accord conclu entre leur chef et le général Ailleret, et ceci dans le même temps où, lui, Colonel adjoint au général commandant le secteur d’Orléanville, est brusquement rappelé à Alger. On touche là au premier acte du drame prémédité à venir !

Mais il se trouve que le Colonel Caravéo est un homme d’honneur : le dossier qu’il a en mains, il va l’examiner avec minutie… Il s’aperçoit qu’il a, en réserve, dans la banlieue algéroise, un régiment de jeunes métropolitains du contingent. En bon tacticien, son opinion rejoint immédiatement celle du général Goubard : De jeunes tirailleurs, ayant, en moyenne, vingt ans d’âge et dix-huit mois de service, peuvent faire de bons combattants dans le djebel, mais pour le maintien de l’ordre en ville, ils n’ont ni l’expérience, ni la maturité requises.

Pour limiter les risques au maximum en prévision d’une manifestation civile prévisible, puisque des tracts prétendus de l’OAS ont été distribués dans les boites aux lettres de la ville, et que personne ne sait encore que ce sont des faux, il donne immédiatement un ensemble urgent d’instructions pour que les jeunes du contingent soient, dès le lendemain, (veille du 26), chargés du service d’ordre au centre ville, les tirailleurs algériens étant repliés aux alentours de la ville, en renforts éventuels.

Le colonel Caravéo a bien mûri son plan. Il est rassuré de savoir que désormais, en cas de manifestation de soutien de la population civile aux emmurés de Bab-el-Oued, les jeunes militaires français du service d’ordre n’auront pas envers eux de gestes irréparables, tels qu’il en redoutait de la part de ces tirailleurs algériens que ses subalternes lui ont déjà signalé comme particulièrement nerveux et agressifs.

Passons au second acte : A l’heure où le nouveau dispositif doit s’implanter au centre de la ville, un ordre impératif enjoint au Colonel Caravéo de n’opérer aucun changement au dispositif initial. Il doit remettre les tirailleurs algériens à leur place, et se rendre, quant à lui, immédiatement auprès du général de Menditte, lequel le reçoit brièvement pour lui confirmer, de vive voix, l’ordre de maintenir tel que cela a été décidé, avant son arrivée, le maintien de l’ordre au centre ville par les tirailleurs algériens du 4ème R.T.

Mais cette fois, les « habiles » se sont trompés dans le choix de leur complice… Un homme d’honneur n’obéit pas aveuglément à des ordres qu’il sait criminels, et c’est bien le cas pour cet officier, qui comprend, brusquement, l’odieux complot auquel on veut le faire participer.

Il proteste à voix forte. Il affirme avoir reçu carte blanche pour la mise en place du dispositif de son choix. Il affirme qu’il assume l’entière responsabilité de son plan personne beaucoup plus sécurisant au regard de la manifestation de masse prévue pour le lendemain.

De Menditte est interloqué… On lui avait annoncé un candide qui ne mettrait aucune entrave au plan prémédité, et voilà qu’il se trouve devant un chevalier dont l’humanisme est un paraphe ajouté à son honneur… Il ne variera pas, n’obéira pas aux ordres criminels, il n’apportera pas sa participation à un crime, fut-il d’Etat et devrait-il lui apporter la plus éclatante des promotions…

 


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