La lettre de Véritas N° 195 - Dossier du mois     -   Pages 12/13/14 et 15

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De nombreux auteurs, et même des historiens réputés trompés dans leur bonne foi, ont déjà longuement publié sur le sujet, mais, hélas,  nous n’en avons jamais trouvé un seul ayant eu le courage de révéler la vérité sur la machiavélique organisation de ce CRIME D’ETAT FRANCO-FRANÇAIS, voulu et organisé par le Chef de l’Etat Français ASSOCIE A L’ENNEMI COMBATTU LA VEILLE   pour porter le coup de grâce aux départements français d’Algérie !

Il me semble opportun – à titre préventif en France, dans ce pays chrétien depuis le baptême de Clovis où, aujourd’hui encore, la justice s’égare jusqu’à faire retirer les crèches des lieux publics – de dénoncer, une fois encore, l’ignoble traquenard de la mise à mort de l’Algérie Française,  le 26 mars 1962 !

 Avant de vous prouver qu’il s’agit bien là du plus abominable crime d’Etat perpétré par un  dictateur fou auquel la France aveugle élève encore des stèles, je noterai qu’aucun de nos historiens n’a eu le courage de dénoncer le guet-apens… Aucun de ces éminents rédacteurs de l’Histoire n’a choisi de relater purement et simplement la vérité historique : la fabulation gaulliste et son cortège de crimes d’Etat étant tellement plus facile à croire qu’elle est littéralement entrée dans les mœurs !

N’importe quel Français de métropole affirmera, de bonne foi et persuadé de l’être, qu’il s’agissait de la juste et inévitable répression d’une foule furieuse et en délire lors de la manifestation du 26 mars 1952 à Alger, alors qu’il s’agit d’un acte politique criminel essentiel dans la stratégie gaulliste !

Mais il fallait que nous cessions, nous, témoins et survivants de revenir sur ces évènements et que nous cessions aussi de voir un complot, là où l’on voulait prétendre qu’il ne s’était produit qu’une répression justifiée : En réalité, la parution de notre NOUVEAU LIVRE BLANC SUR LE 26 MARS 1962 gênait beaucoup de monde, dont le Président de la République de l’époque puisque, celui-ci, pour tenter de camoufler le crime d’Etat organisé et perpétré sur ordre du fondateur de la Vème République dont nous dévoilions le piège affreux, s’apprêtait à transformer les victimes françaises pacifiques et sans armes, participant à cette manifestation de solidarité envers le quartier de Bab el Oued  en « morts pour la France » ???…

J’ai très mal réagi à cette nouvelle concession à la félonie gaulliste !   D’autres s’en sont contentés,  même réjouis pour certains ! Moi pas ! Les victimes de l’attentat criminel du 26 mars 1962 ont été les martyrs d’un massacre programmé, mis en place et organisé par le Gouvernement Français, avec l’aide de l’ennemi combattu encore la veille pour donner LE COUP DE GRACE A L’ALGERIE FRANCAISE !

Pour moi, pour l’essentiel, qu’on me poursuive, qu’on me condamne, cela n’aura aucune autre importance que d’aider mes compatriotes à voir la vérité en face, l’événement est clair, les coupables identifiés, les mobiles de leurs crimes (réussis) parfaitement évidents, et j’espère que, pendant qu’on accordait scandaleusement à nos malheureuses victimes la qualité de «morts pour la France » le responsable de leurs morts atroces brûlait en Enfer !

Cet usurpateur criminel les avaient condamnés et fait froidement exécutés, je ne le répèterai jamais assez, à titre de « coup de grâce donné à l’Algérie Française ! », femmes, vieillards, enfants, qu’on « liquide » ainsi dans la rue d’Isly, la mienne, la tienne aussi cher ami Jean-François Collin, on croit ensuite pouvoir racheter le crime gaulliste en leur donnant la qualité de « Morts pour la France » ? Mais pour avoir mis en place un plan aussi diabolique que celui qui, de main de maître, a été exécuté le 26 mars à Alger, ville française où je suis née, il faut être sorti tout droit de la Géhenne !!!

Tandis que l’indignation et la révolte me submergent encore, je veux répondre à un grand écrivain algérien, d’origine berbère,  auquel me lient d’étranges attaches affectives consolidées par l’amour que nous portons TOUS DEUX à l’Algérie : Boualem Sansal auquel m’attache cette singulière affection, lui d’origine berbère, et moi, d’origine française, écrivait dernièrement : « Cela me tue de penser qu’Anne va mourir sans avoir revu son pays »…

 C’est exact, je ne reverrais plus mon pays natal, ni les atrocités et les horreurs dont l’ont sali, autant la barbarie des indépendantistes que la félonie des Gouvernants français… Mais je garde au cœur le soutien de tous les RESISTANTS que j’ai eu l’honneur de côtoyer, de tous ceux que j’ai bien connus et soutenus, et, hélas, perdus , de tous ceux pour lesquels, aujourd’hui encore, vieillie, vannée et rompue, je continue, car ce mystère qui nous a fait tomber, Boualem et moi, dans les bras l’un de l’autre, c’est l’amour du  pays natal ! Française de souche, et arrière-petite-fille d’un officier de Bugeaud, fière des actions de mon arrière-grand-père devenu soldat-laboureur,  je suis née rue Dupuch à Alger !

C’est pourquoi je veux que le CRIME D’ETAT du 26 mars 1962 soit reconnu et expié pour ce qu’il est : UN CRIME D’ETAT FRANCO-FRANÇAIS AU COMBLE DE LA scélératesse et pour cela, je me battrai jusqu’à la mort, parce que les tracts déposés, dans les boîtes à lettres des immeubles de la rue d’Isly, je les ai vus, je les ai lus, et je sais qu’ils n’émanaient pas de l’O.A.S., mais qu’il s’agissait bien d’une falsification « à la De gaulle » pour faire tomber les Français d’Algérie dans le piège qu’il leur tendait afin de leur faire comprendre qu’il n’y avait plus d’espoir …

J’ajouterai que nous nous trouvions, avec les phases finales de la guerre d’Algérie, devant une situation historique assez particulière. Dans une guerre classique, la Grande Guerre par exemple, les deux belligérants, chacun de leur côté, constituaient des archives extrêmement fouillées, en toute liberté et toute sécurité.

Ce qui, notons-le au passage, n’a pas interdit  aux historiens de puiser très abondamment dans nos témoignages. Quoi qu’il en soit, la confrontation et la complémentarité des archives de chacun des deux belligérants permettaient d’approcher sans doute l’horreur et la fourberie de la réalité. Il n’en est pas de même entre la population française d’Algérie et les quelques centaines de militants de l’OAS qui tentaient, désespérément, de sauver leurs compatriotes de la mort ou de l’exil.

Car, au moins depuis le 24 janvier 1960 – début de la guerre franco-française - et a fortiori après le 18 mars 1962 – date de la signature des prétendus Accords d’Evian qui n’étaient que des POURPARLERS ! –, cette minorité européenne était prise en tenaille entre, d’une part, le FLN et, d’autre part, des éléments des forces de l’ordre françaises, en particulier de la Gendarmerie, des CRS, des barbouzes, etc.

La minorité européenne n’avait pas, et n’a toujours pas, d’autres archives que sa mémoire qui ne sera ni déposée, ni consultable à Vincennes ou ailleurs. Elle n’a eu que ses yeux pour pleurer et sa bouche pour parler. Quant à l’OAS, ses archives sont évidemment rarissimes. En établir eut été une folie puisque leur découverte par l’ennemi gaulliste aurait immédiatement assuré le repérage, l’arrestation et les tortures de nos compagnons d’armes.

Le mérite extrême de l’admirable livre de Marie-Jeanne Rey et Francine Dessaigne est d’avoir recouru aux témoignages - je veux préciser aux témoignages de la population victime -, sans négliger, tant s’en faut les archives, y compris celles des forces de l'ordre, partie prenante au premier chef. En revanche, je voudrais attirer l’attention ici sur quelques effets pervers d’une démarche, quelque peu inverse, qui récuse la validité des témoignages, même les plus massifs et les plus unanimes au profit des seules archives émanant des forces de l’ordre.

Mais celles-ci, au sujet du 26 mars par exemple, écrites par des officiels plus au moins impliqués dans le carnage ou par leurs collègues, si elles ont le prestige de l’écrit et de l’officialité, elles n’en sont pas moins largement plus suspectes que les témoignages authentiques rapportés par Mesdames Dessaigne et Rey. Merci à elles !

Dans la première quinzaine de mars 1962, les Français d’Algérie ne pouvaient pas y croire. Ils ne voulaient pas y croire. Et le 18 de ce mois-là, ils ont reçu comme une condamnation monstrueuse et imméritée l’insupportable nouvelle : en tant que Français, vivant dans des départements français, alors que, FRANÇAIS ET JOUISSANT DE LEURS DROITS CIVIQUES, ils n’avaient pas eu le droit de s’exprimer, et l’Etat français gaulliste, pressé d’en finir, avait accordé, avant l’heure à l’ennemi vaincu sur le terrain le statut de l’indépendance "en association avec la France" (sic)  au profit du seul FLN !!!

Plus de cent trente ans de labeur acharné pour rien ! Plus de huit ans de guerre, et combien de morts, pour rien. ! La perspective d’avoir à quitter sa terre natale, sa maison, ses biens, ses tombes, comme un déporté politique ! La détermination de la clique de tueurs à laquelle avait été remise l’Algérie, n’avait jamais varié : pour les Français d’Algérie : c’était "la valise ou le cercueil". Les atrocités commises par cette même clique, au cours des huit ans écoulés, ne laissaient pas d’illusion sur le sort de ceux qui tenteraient de rester.

L’OAS, leur seul bras armé, misérable face aux deux forces hostiles conjuguées, a bien tenté de passer à l’action. Dans le quartier populaire de Bab-el-Oued, elle a dû riposté à l’attaque de quelques militaires des forces de l’ordre dont la présence devenait provocante. Immédiatement, un véritable dispositif militaire a été mis en place, ceinturant totalement ce quartier situé au Nord de la casbah. Les habitants ont été soumis dès le 23 mars à un blocus rigoureux ; plus d’alimentation, plus de lait, plus de secours extérieur, plus d’hospitalisation, plus de funérailles ; les sorties dans la rue tolérées quelques heures par jour.

En prime, les blindés de la Gendarmerie mobile tiraient sur les façades des immeubles à la mitrailleuse lourde dont les balles ne s’arrêtaient évidemment ni aux portes, ni aux fenêtres. Des avions T6 mitraillaient les terrasses qui auraient pu servir de refuge.

Devant cette tragédie, le reste du Grand Alger, ému et même angoissé, sentait la nécessité d’une action solidaire. Mais laquelle ? Le 26 mars au matin, suivant la croyance habituelle, un tract prétendu de l’O.A.S.,  faussement signé du nom du Colonel Vaudrey, appelait enfin les Algérois à une action en faveur de Bab-el-Oued. Qui l’a cru ? Seul le peuple ! … Pas les membres de l’O.A.S., ces patriotes des nôtres emprisonnés, torturés, écrasés, dont mon époux, pas mon père encore libre et lucide, et pas moi exaspérée ! Après avoir décrit ce qui s’était perpétré contre l’Algérie française et évoqué les souffrances du quartier meurtri, le tract lançait l’invitation suivante.

 "…Il faut aller plus loin en une manifestation de masse, pacifique et unanime. Tous les habitants de Maison Carré, d’Hussein-Dey, d’El Biar rejoindront ce lundi, à partir de 15 heures, ceux du centre, pour gagner ensemble et en cortège, drapeaux en tête, sans aucune arme, sans cri, par les grandes artères, le périmètre de bouclage de Bab-el-Oued".

 Cet appel pathétique en faveur de Bab el Oued répondait aux aspirations profondes de l’immense majorité des Algérois.  Croyant qu’il s’agissait bien d’un document authentique, beaucoup décidèrent de s’y rendre par solidarité pour offrir aux assiégés nourriture et boissons. Personne ou presque ne s’est douté qu’il s’agissait d’un faux !

Cette interprétation fait l’objet de contestations apparemment fondées, tant sur le fait que le tract aurait été rédigé par Vaudrey, que sur le fait que sa diffusion ait été assurée par l’O.A.S. Joseph Hattab-Pacha a immédiatement dénoncé le faux : « Des éléments très sérieux donnent à penser qu’il pourrait s’agir d’une provocation renforçant le machiavélisme d’un guet-apens. » déclara-t-il.

 Joseph Hattab-Pacha prit dont acte avec le Général Salan qui confirma : « L’OAS, en ces temps troublés, n’aurait jamais pris un tel risque. ».  Il donna rendez-vous à Joseph, dans l’entrée du cinéma le Régent.  Mais le capitaine Ferrandi qui devait venir le chercher pour le conduire après du Général n’arriva pas comme convenu et Joseph, inquiet, attendit. Mais quelle guerre n’a pas de danger, a fortiori quand elle est dans une phase aussi désespérée ?…

Pour les simples résidents de ces quartiers, la manifestation ainsi appelée revenait à élargir l’épreuve de force enclenchée à Bab-el-Oued. On peut penser, en effet, que l’objectif allait bien au-delà de la tentative de lever le bouclage du quartier souffrant. Il s’agissait en réalité d’une ultime tentative auprès de l’Armée française.  Les premiers manifestants, portant des vivres, sont passés sans encombre…

Joseph s’impatientait, mais il se domina… L’Armée, parfaitement au courant de la teneur des Accords d’Evian, de la vanité complète des prétendues clauses de garantie, du désespoir des Européens, des Juifs et de la multitude des indigènes qui nous avaient été fidèles, allait-elle obéir au pouvoir gaulliste ?

Allait-elle se déshonorer en écrasant les dernières résistances des Français d’Algérie ? Ou bien, comme quelques officiers et quelques soldats l’avaient fait en avril 1961, allait-elle entrer en dissidence, dire "Non ! halte là ! cette solution est inadmissible !". A 15 heures, le carnage de la rue d’Isly allait lever l’ambiguïté et mettre fin à tout espoir. Une partie au moins de cette armée, et non des moindres, avait choisi le déshonneur et se faisait la complice du FLN !

Et c’est ainsi que les infâmes complice du monstrueux Charles De gaulle imaginèrent, fomentèrent et accomplirent la plus monstrueuse des fourberies ! Des milliers d’habitants se sont donc mis en marche, parfois dès la fin de la matinée, pour rejoindre la place de la Grande Poste où se faisait le rassemblement. L’interdiction administrative de la manifestation n’était en général même pas prise en considération par ces Algérois.

Les manifestants ont cru, en majeur partie, que l’initiative de la manifestation appartenait, sans conteste, à l’OAS – en revanche, le pouvoir gaulliste – et ses hommes de main à Alger - Vitalis Cros, Capodano – ont su tirer de leur piège un parti diabolique.

Huit jours après les Accords d’Evian, pour faire comprendre aux Français d’Algérie qu’ils n’avaient plus aucun espoir de compter sur l’armée pour s’opposer aux funestes dispositions de ces prétendus accords, en réalité simples pourparlers, dans le texte original, le pouvoir gaulliste ne pouvait espérer convaincre seulement par des discours.

Il fallait un carnage. La manifestation, faussement prétendu lancée par l’OAS, allait fournir le guet-apens permettant le succès de la manœuvre.

Le guet-apens est d’abord attesté par le recours au 4ème Régiment de Tirailleurs (4ème RT), alors que le Général Ailleret lui-même, commandant en chef des forces en Algérie, venait d’interdire, par une note écrite, l’emploi de ce genre d’unité pour le maintien de l’ordre en ville.

Pour créer d’inévitables accidents, au dernier moment, sur le coup de 10 heures du matin, la décision a été prise de mettre ces deux sections constituées par des membres de l’ennemi combattu pendant sept ans par nos soldats, tout à coup « repentis » et affectés au 4ème RT, au point névralgique, c’est-à-dire au débouché de la place de la Grande Poste où se faisait le rassemblement vers les deux artères qui conduisaient en direction de Bab-el-Oued : le boulevard Bugeaud et la rue d’Isly.

ILS ONT ETE IDENTIFIES PAR LE GENERAL GOUBARD :

VOICI LA LISTE DE LEURS NOMS ET LEURS APPARTENANCES

AMRATI Mohamed  Bellouniste

KHELIFA Ben Sebkaoui Bellouniste

YOUSSEF Ben AÏSSA M.N.A

MAUMIS Moktar F.L.N.

CAID  Mohamed M.N.A.

ALI Ben Amar M.N.A.

BENDEKIN M.N.A.

BELLAT Laïd FLN

BELLKEDI Messaoud M.N.A.

KHELIFA Abderhamane M.N.A.

ZIANE Ben Amar M.N.A

GUEZALAU Mohamed M.N.A.

MOUDINIBA Mohamed F.L.N

HABIBI Amar F.L.N.

Certains des historiens ayant relaté ce drame ont été abusés dans leur bonne foi, n’ayons aucune crainte à le révéler ! Certains se sont même étonnés que l’on n’ait pas placé en ce point des unités accoutumées à cette mission : Gendarmes ou CRS. Or, quel monstre à l’esprit pervers a choisi de dédouaner l’ennemi en lui offrant l’occasion de le faire en massacrant ces Français qui ne voulaient que rester français sur leur terre française ?...

Est-ce une innovation Présidentielle ? Ministérielle ? Le sang de nos frères, celui de nos amis devait être versé en quantité suffisante pour nous faire comprendre que nous devions tout abandonner et fuir le pays qui nous avait vus naître et qui était encore sous statut de département français… FORFAITURE ? Le mot est trop faible pour une telle IGNOMINIE !!!

En fait, c’était savamment calculé et pesé. De toutes les unités stationnées dans l’Algérois, ce serait avec ces prétendus tirailleurs qui, en réalité, se sont avérés être des membres du FLN, ou du MNA, et dont la soi-disant repentance n’était que factice, donc auxquels il serait plus facile de faire ouvrir le feu massivement sur une foule de Français d’Algérie d’origine européenne. Les massacreurs faisaient ainsi face à l’immense foule à massacrer.

Quelques instants avant l'ouverture du feu, Joseph Hattab-Pacha avait longé le cordon de tirailleurs et dévisagé les hommes les uns après les autres. C’étaient de très jeunes arabes au visage fermé,  au regard haineux,  équipés comme pour le plus dur combat,  avec casque lourd,  nombreux fusils mitrailleurs,  bandes de cartouches en bandoulières sur le buste, et  leurs armes individuelles approvisionnées et chargées.

Un autre phénomène confirme le guet-apens. La manifestation aurait pu être interdite. Elle ne l’a pas été. Ou plus exactement elle a été limitée à des proportions "raisonnables" : il fallait une masse critique, mais pas plus. Cros a écrit que "tout se passait à peu près bien du côté de Maison Carré, du Ruisseau, d’Hydra où les attroupements se résorbaient sans difficulté".

Et ailleurs ? Pourquoi n’arrêtait-on pas ces flux provenant de la périphérie ? C’était là un point étrange sur lequel personne ne s’interrogeait, à l’heure de la manifestation, le centre d’Alger n’était pas barré par des cordons de Gardes et par des blindés. . C’est trop peu dire. Les quelques hommes, disposés par exemple près de l’Université, ne se sont nullement opposés au passage de Joseph Hattab-Pacha. Par contre, le Colonel Ferrandi n’a pu le rejoindre car, signalé, il aurait été arrêté.

Un mot encore, le dernier, pour que les lecteurs de bonne foi puissent porter un jugement objectif sur cette TRAHISON DES DROITS DE L’HOMME  perpétrée sur des Français par ordre du Chef de l’Etat Français d’alors : Joseph Hattab-Pacha, pendant l’accomplissement de ce meurtre collectif organisé, s’adressa en arabe aux soldats qui, sous un uniforme français, le perpétraient, en leur criant : « Halte au feu ! Depuis quand des soldats français tirent-ils sur des civils français sans armes ? »

Et c’est en arabe que l’un d’eux répondit : « Nous ne sommes pas des Français, nous sommes des fellaghas ! Et si nous sommes là, enrôlés par la France, c’est pour tuer le plus grand nombre de Français… »…

Davantage encore : si des hélicoptères avaient jeté quelques grenades lacrymogènes sur le rassemblement, la foule n’aurait pas insisté et se serait dispersée. La réalité, c’est que le pouvoir avait besoin de cette manifestation, besoin du massacre dont elle allait être l’occasion, besoin du sang des nôtres afin d’envoyer un message fort aux Français d’Algérie : « l’armée française ne vous soutiendra plus, vous devez passer sous la coupe du FLN,  mourir, ou partir… ».

Mon époux, résistant de la première heure avec Joseph Hattab-Pacha et son équipe, était emprisonné depuis la fin du putsch des Généraux… Pour protéger nos jeunes enfants – j’en avais trois – je suis partie, fin avril, la mort dans l’âme, mais je sais depuis que, si on peut arracher un être humain – homme ou femme – à son pays,

JAMAIS ON NE POURRA ARRACHER LE PAYS

DU CŒUR ET DE L’AME DE L’ETRE HUMAIN :

EN LUI SON PAYS VIVRA ENCORE

ET S’IL A SU TRANSMETTRE CETAMOUR

A SES DESCENDANTS,

 SON PAYS, EN EUX, VIVRA ETERNELLEMENT !

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Anne Cazal

 

 

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