La lettre de Véritas N° 91 - Extrait de la page 16/17 et 18

Projet7

Il est évident d’imaginer que le nouveau Président de la République Française ira, le 5 décembre prochain, faire, comme tous les autres, son petit pèlerinage en Algérie, histoire de se recueillir devant la stèle aux martyrs (un million de victimes , dixit le FLN au départ, qui comme les renforts du Cid, ne cessent d’augmenter, atteignant actuellement le million cinq cent mille) avant de faire mieux que ses condisciples, en s’aplatissant certainement devant le raïs, pour exprimer le repentir de notre Nation devant le génocide perpétré contre une population qui, à notre arrivée dans le pays, comptait environ 900.000 autochtones éparpillés, et que notre « crime », en 130 ans, a surmultipliés jusqu’à atteindre les DIX MILLIONS !

Gageons que, si, lors de sa première visite présidentielle en Algérie, le nouveau Chef de l’Etat français passe devant la Grande Poste, il ne qualifiera pas de « répression sanglante » la violation française du cessez-le-feu du 26 mars 1962, comme si, tout à coup, des hommes, des femmes, des vieillards, des enfants, avaient mérité d’être abattus dans le dos parce qu’ils osaient chanter leur hymne national et brandir leur drapeau tricolore !

Elle est pourtant bien là la violation par la France du cessez-le-feu signé par ses représentants, elle est bien là, et pas ailleurs, « la répression sanglante », sanglante et injustifiée ! Et c’est l’Etat français qui l’a commise contre des ses propres ressortissants, vieillards, femmes, enfants, et même nourrissons ! 82 morts identifiés, enregistrés, plus de 200 blessés, dont la plupart handicapés à vie !

Mais pas une fleur ne s’échappera de la gerbe du Président français pour aller fleurir les pavés entre lesquels le sang de nos martyrs n’a pas encore fini de séché et ne séchera pas tant que le véritable instigateur de ce crime contre l’Humanité, coup de grâce à une province française, ne sera pas condamné, au moins par le Tribunal de l’Histoire…

Le président normal aura-t-il autant d’habilité que ses prédécesseurs pour manier la versatilité ? Se montrera-t-il aussi flou de cœur et d’âme que ce cher M. Chirac capable d’abroger une loi qu’il avait validée et signée, juste pour plaire à son homologue algérien ? Mais de quelles bassesses sont encore capables ceux que la vox populi place à la tête d’un pays qui, jadis était grand, puissant et faisant l’admiration de toutes les nations européennes, mais qui n’est plus, sous le règne hollandiste, que l’ombre de lui-même, une ombre rétrécie, difforme, étroitement liée par la rétrogradation à celui qui la projette ?

A force de virevolter, suivant les humeurs de son conseiller, Benjamin Stora dont on connaît la capacité d’avilissement, François Hollande a mis très peu de temps pour donner l’image, non pas d’un chef d’Etat, mais celle d’un pâle reflet aux saccades spasmodiques et au regard fuyant, tellement inconsistant, ou tellement délabré, qu’il serait bien capable de s’agglomérer, comme un tapis de sol, sous les pieds du maître d’Alger !

Aussi, ne nous soucions pas trop de son voyage en Algérie qui n’a pas d’autre motif que d’aller s’agenouiller devant les terroristes aux mains sanglantes du FLN pour leur assurer que la France a tous les torts et que le fait d’avoir multiplié par dix ou plus, à force de soins et de fraternité partagée, la population musulmane de ce pays, constitue bien une « répression sanglante » équivalente à un… génocide ! Et encore, nous pourrons nous estimer heureux qu’il n’ajoute pas que ce génocide-là a été perpétré par… l’O.A.S !

C’est pourquoi, en marge de cet article, j’ai voulu rappeler le blanc seing donné, dès 1957, par Michel Debré à ceux qui ont eu le courage de s’opposer à l’abandon de la souveraineté française en Algérie alors que, par la suite, et jusqu’à ce jour, n’importe lequel de nos compatriotes métropolitains dira, sans hésiter, que ceux-ci étaient des criminels regroupés au sein d’un mouvement terroriste du nom d’O.A.S….

C’est une erreur que commettent à peu près tous les  « Français de France » - comme disaient là-bas nos parents – en considérant que ce mouvement révolutionnaire ne représentait, tout au plus, qu’une coterie d’ambitieux ou d’opportunistes, lesquels voulaient prendre le pouvoir en France !

Au risque d’encourir les peines prévues pour apologie de crimes de guerre, je veux bien expliquer à ces métropolitains désinformés qu’il ne s’agissait en rien de cela, ni même de quelques patriotes courageux, décidés à garder leur terre française, mais, bien au contraire, de toute une population, unie comme elle ne l’avait jamais été, derrière des chefs prestigieux dont elle connaissait les mérites, pour défendre l’honneur de la France !

Cette population, dont mes parents faisaient partie, comme tous mes compatriotes d’origine européenne et un grand nombre de mes compatriotes de souche arabo-berbères, avait parfaitement conscience de se lever, ainsi, contre l’Autorité criminelle du Chef de l’Etat français d’alors… Pourquoi donc s’était-elle, spontanément, dressée contre le revirement infâme de Charles De Gaulle ?

Parce qu’il n’y avait aucune connotation d’ordre politique dans leur révolte. Ils refusaient simplement l’autorité d’un homme qui ne se souciait ni du destin de la province algérienne, que les hommes sensés pressentaient dramatique et sanglant, ni de l’avenir de la France qui aurait à payer les conséquences de ce comportement inhumain. « La Résistance était devenue la propriété et la conscience de chaque Européen d’Algérie. ».(J.J. Susini « Histoire de l’O.A.S. » Ed. La table ronde 1964)

L’O.A.S. s’est structurée grâce à l’aide de tous. Les plus humbles, qui avaient toujours voté rouge, comme les républicains, les libéraux et même les royalistes, tous se liguèrent dans cette action qui, si elle était qualifiée de subversive par une Métropole désinformée sur la réalité des faits, demeurait pourtant l’unique moyen de défense des faibles contre l’oppression…

Que les politiques, comme les historiens, de France et d’Algérie, qui veulent, aujourd’hui, présenter l’O.A.S. comme une subversion sectaire ayant terrorisé toutes les populations, révisent leur copie. Des liens indissolubles liaient tous ceux qui aimaient la France à l’O.A.S.

Et je tiens à préciser que, malgré le terrorisme impitoyable auquel furent soumis, tout particulièrement les populations de souche musulmanes, le parti de la France était très largement majoritaire en Algérie. Il n’y a qu’à observer le déferlement des musulmans sur le Forum d’Alger en 1958, pour comprendre que ces derniers voulaient rester français, et qu’ils n’ont dû céder que lorsque De Gaulle les a livrés, totalement désarmés, au plus féroce des terrorismes, celui du FLN !

Alors que la violence de ce terrorisme bestial a fait des centaines et des centaines de milliers de victimes parmi les populations de l’Algérie, et redisons-le, parce que les métropolitains ne l’ont pas encore compris, surtout dans les populations musulmanes, c’est la violence de l’O.A.S. qui, encore à l’heure actuelle, est stigmatisée en France !

La révolte n’est jamais spontanée. Elle naît d’une justice refusée, d’une vérité bafouée, d’un amour trahi, ceci dans la majorité des cas, car cette évidence leur était, non seulement refusée, mais encore interdite. Il aurait fallu qu’ils restent tête basse et impassibles devant les engagements rompus, la parole donnée et reniée, les promesses solennelles reléguées aux oubliettes de l’Histoire ? Leur honneur le leur interdisait, car, de ce temps là, il y avait encore des hommes et des femmes d’honneur !

Et la vérité, aussi, leur était refusée parce que tout n’était – et tout n’est encore – que mensonges et calomnies à leur encontre ! Quant à l’amour, celui que nos parents attendaient d’une Mère-Patrie qu’ils avaient aimée, eux, à en mourir, il a sombré dans le fleuve d’incitation à la haine que le dictateur en place avait déversé sur les Métropolitains désinformés.

Il n’y a qu’à relire le Manifeste des 121, il n’y a qu’à retrouver les déclarations de l’Intelligentsia française : Le FLN massacrait-il femmes et enfants avec des raffinements de barbarie indignes de la condition humaine ? C’était, selon ces censeurs, l’inévitable conséquence d’une situation dont, seuls, les « colons » étaient responsables…

Mais l’O.A.S. prenait-elle les armes pour éliminer, en délimitant ses cibles, les tueurs du F.L.N. ou les équipes de « barbouzes » mis en place par De Gaulle et complices pour soumettre par la torture tous les patriotes et même les simples civils soupçonnés de velléités de patriotisme ? Alors, bien qu’il s’agisse de légitime défense, les hommes de l’O.A.S. étaient désignés comme des criminels dangereux, des assassins sans foi ni loi, auxquels il ne fallait accorder aucune justification, aucune circonstance atténuante…

Cela m’amène à faire, une nouvelle fois, à une comparaison avec la Commune, révolte contre le Gouvernement français, qui, après avoir été longtemps considérée comme une entreprise de brigandage, est reconnue, aujourd’hui comme une action justifiée, au point que, chaque année, les bien-pensants vont s’incliner devant le mur des Fédérés.

L’O.A.S., la résistance de nos ainés, reste la bête noire des Français de Métropole. La France ouvre les colonnes de sa presse et les ondes de ses organes audiovisuels aux porteurs de valises et aux terroristes du FLN aux mains couvertes de sang. Les a-t-elle jamais ouverts à Bidault qui présida le CNR sous l’occupation nazie ? A Salan qui fut un des véritables libérateurs du pays ? A Jouhaud, Résistant de la première heure ? A Godard, cet ancien du Vercors ? A Saint Marc, ce rescapé des bagnes hitlériens ? Et aux centaines d’autres de ces hommes d’honneur, prêts à expliciter et à justifier leur prise de position ? Ont-ils, déjà, ne serait-ce qu’une seule fois, pu s’exprimer librement dans ce pays dit des droits de l’Homme ?

Personne ne sait ce que l’O.A.S. a eu à affronter : Les noms que je viens de citer sont ceux d’une élite dont la liste est loin d’être exhaustive… Ces officiers supérieurs au-dessus de tous soupçons, en prenant les armes, en refusant d’épouser le déshonneur et la trahison, en répondant à la violence barbare du FLN, certes, en appliquant la loi du talion, mais avec l’énergie du désespoir, parce qu’ils ne pouvaient plus rien faire d’autre, ont dû faire abstraction de leur éducation, de leurs principes moraux, de leur carrière et de leur vie même, pour nombre d’entre eux…

 

 

70

 

53

 Anne Cazal

 

barre horizontale 55

.../...Pour lire l'intégralité de cet article,
Adhérez à la Lettre de Veritas : cliquez ici.
Puis imprimez le bulletin d'Adhésion à remplir et à retourner à :
Comité VERITAS - B.P. 21 - 31620 FRONTON.

Pensez à joindre votre chèque de 40 euros (minimum) avec votre adhésion - Merci.

Membre actif : 40 euros
Membre de soutien : 50 euros
Membre bienfaiteur : 70 euros et plus

 

Mercivot

AFIN DE MENER JUSQU'AU BOUT, CE COMBAT QUI EST LE "NOTRE"

barre horizontale 55

 027

Pour toute commande, veuillez adresser vos coordonnées postales,
le nombre d'exemplaires souhaités ainsi qu'un
chèque du montant de votre commande,
soit 10 Euros par exemplaire  à :

Comité VERITAS
B.P. 21
31620 FRONTON

 

Informations supplémentaires